La manifestation contre l’Article 23 a rassemblé des centaines d’acteurs du secteur, ce mardi 9 décembre 2025, à Paris. Décryptage et bilan de la mobilisation.
Près de 500 professionnels mobilisés
Ce mardi 9 décembre 2025, des centaines de professionnels ont fait le déplacement. Distributeurs, revendeurs, fabricants, salariés… Pour l’occasion, beaucoup ont quitté leur entreprise pour la journée. Comme ils l’avaient déjà fait les 4 et 5 novembre derniers.
À midi, à l’Esplanade des Invalides, la colère était palpable. Taxation, interdiction de vente en ligne ou encore assimilation des vape-shops aux mêmes règles d’encadrement que les bureaux de tabac, l’Article 23 tel que rédigé par le gouvernement n’épargne personne. Patrons comme salariés, ex-fumeurs comme fumeurs.
Car derrière les 25 000 emplois directement menacés par cette proposition de loi, il y a aussi des millions d’utilisatrices et d’utilisateurs convaincu.e.s par l’outil. Des anciennes et anciens fumeurs sauvé.e.s par la vape. Et des dizaines de millions de personnes fumeuses en danger.
Un Article 23 né pour tuer la vape
L’Article 23 ne s’en cache pas. Il entend clairement loger les produits du vapotage à la même enseigne que les produits du tabac. Qu’importent les preuves scientifiques attestant de leur moindre nocivité, de leur efficacité dans le sevrage et de leur grande utilité dans la lutte antitabagique. À l’heure où la filière indépendante du vapotage représente environ 85 % du marché, les propositions du gouvernement ne semblent aller que dans un seul sens : renforcer la main mise de l’industrie du tabac sur ce secteur.
Durant les débats à l’Assemblée nationale comme au Sénat, le gouvernement est resté impassible face aux données, aux faits chiffrés, aux soutiens argumentés d’experts en la matière, aux témoignages des principaux concernés. Revendiquant ces mesures au nom de la santé publique, il n’a pourtant pas souhaité faire intervenir la ministre de la Santé. Se défendant de vouloir des mesures simplement “financières”, il a pourtant confié le dossier à la ministre des Comptes Publics. La première à reconnaitre son incompétence à ce sujet.
Et si les parlementaires ont pour l’instant réussi à bloquer de nombreuses mesures figurant à l’Article 23, son retrait, voté par les députés, n’a pas été suivi par les sénateurs. L’Article 23 demeure.
C’est pourquoi cette manifestation du mardi 9 décembre 2025 à Paris était aussi capitale : pour dénoncer l’Article 23 ; pour combattre la désinformation ; pour afficher au grand jour l’importance de tels produits de réduction des risques.
📢Continuons à le dire haut et fort à nos députés : l’Article 23, ON N’EN VEUT PAS !





