Début avril 2026, le Réseau de Prévention des Addictions (ou RESPADD) a consacré tout un livret à la vape. Huit pages pour présenter “L’essentiel sur la vape”. De ses origines à son fonctionnement, en passant par un état des lieux des connaissances scientifiques actuelles. On vous en résume les grandes lignes, et on vous dit comment l’obtenir !
À noter que ce dernier se destine à tous·tes, professionnel·le·s de santé comme grand public.
Quand le Réseau de Prévention des Addictions parle vape
À l’instar de l’Institut National du Cancer (INCA), qui a publié des recommandations similaires début février 2026, dans son guide pratique “Agir pour sa santé contre les risques de cancer”, le RESPADD souligne l’utilité et l’efficacité de la vape comme outil de sevrage tabagique. Insistant bien sur la grande réduction des risques permise par cette alternative.
Dès la première page, il indique :
« La vape constitue un moyen d’aide efficace au sevrage tabagique. Elle peut également s’inscrire dans une démarche de réduction des risques pour certains·es usagers·es »
Il remet ainsi en avant des études et consensus comme celui établi par la Société Francophone de Tabacologie (SFT) en octobre 2025. Et n’hésite pas à parler du rôle capital joué par les arômes. Citant d’éminentes études, encore trop peu connues des professionnel·le·s comme du grand public.
« Les arômes contenus dans les e-liquides rendent l’expérience de vapotage plus agréable et peuvent donc faciliter le sevrage tabagique : on parle d’effet distracteur (Mok et al., 2023).
Aux États-Unis, des politiques restreignant les arômes dans les e-liquides ont été associées à une baisse du vapotage, mais aussi à une hausse compensatoire du tabagisme. Les arômes peuvent jouer un rôle important dans la réussite du sevrage chez certain·es usagers·es (Friedman et al., 2024 ; Cheng et al., 2025) »
Le document aborde aussi des questions essentielles comme l’encadrement réglementaire, les spécificités chez les jeunes, les enjeux liés aux puffs – désormais interdites – ou encore l’utilisation durant la grossesse. Il met en lumière les idées reçues qui continuent de desservir injustement l’outil. Notamment l’hypothétique effet “passerelle” vers le tabagisme. Une théorie qui continue d’être réfutée par les données actuelles.
« La théorie de l’effet « passerelle », selon laquelle l’expérimentation de la vape inciterait à l’usage de cigarettes classiques, n’est pas scientifiquement fondée »
Autrement dit…
Accessible et richement documenté, ce livret offre une vision nuancée et fondée sur la Science. Sur les données de terrain.
Il constitue une ressource précieuse pour mieux comprendre les enjeux du vapotage, faire des choix éclairés et dépasser les idées simplistes.
Une lecture indubitablement utile donc. Que l’on soit un·e professionnel·le de santé, une personne fumeuse et/ou vapoteuse ou simplement curieuse d’y voir plus clair.
🔗Pour le télécharger, c’est par ici, sur le site officiel du RESPADD.
Qu’est-ce que le RESPADD ? Quel lien avec la vape ?
Le RESPADD est une association à but non lucratif, fondée en 1996 sous le nom de Réseau Hôpital Sans Tabac (RHST) puis renommée en 2009 pour marquer l’élargissement de ses champs d’action.
Engagé dans la prévention et la prise en charge des pratiques addictives, le RESPADD fédère aujourd’hui plus de 600 établissements de santé. Comprenant hôpitaux, cliniques, EHPAD ou encore établissements médico-sociaux.
Il informe et sensibilise sur les pratiques addictives, accompagne l’organisation de la prise en charge et encourage la mutualisation des connaissances en addictologie à travers différentes actions.
En tant que produit nicotiné, mais surtout en tant qu’alternative de réduction des risques du tabagisme, la vape fait partie intégrante des sujets traités par le RESPADD, qui veille à fournir des informations claires, consensuelles et vérifiées.





