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La nicotine, qu’est-ce que c’est ?

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La nicotine est une substance naturellement présente dans certaines plantes. Majoritairement dans les feuilles de tabac. Connue principalement pour son rôle dans la dépendance tabagique, elle est souvent mal comprise. Alors qu’est-ce que la nicotine exactement ? Comment agit-elle sur le corps et quels sont ses réels effets sur la santé ? Voici un guide complet pour mieux comprendre cette molécule.

Tabac et nicotine : quel rapport ?

La nicotine est un alcaloïde originaire des plantes de la famille des Solanacées. On en trouve à petites doses dans les pommes de terre, les aubergines ou encore les tomates. Et à plus fortes doses encore dans les feuilles de tabac.

Produite dans les racines, puis transportée vers les feuilles, la nicotine joue avant tout un rôle protecteur pour la plante. Naturellement acaricide et insecticide, elle repousse les nuisibles.

Toxique pour ces insectes et autres animaux nuisibles, est-ce à dire qu’elle l’est également pour les humains ? Pour le savoir, il est avant tout important de connaître son histoire.

L’histoire de la nicotine

On consomme de la nicotine chaque jour, dans d’infimes doses. Lorsque l’on mange une pomme de terre, une aubergine ou encore une tomate.

Mais au-delà de cette consommation alimentaire courante, on en consomme aussi autrement depuis des siècles.

  • D’après les archéologues, les Mayas cultivaient déjà du tabac au 5e siècle. Partie intégrante de la culture amérindienne, il a continué à être utilisé lors de cérémonies traditionnelles, chamaniques ou encore pour un usage médicinal.
  • Après la découverte de l’Amérique, au 15e siècle, plusieurs colons découvrent le tabac et l’emportent avec eux en Europe. Christophe Colomb en rapporte par exemple à la Cour espagnole et portugaise en guise de plante ornementale. Jean Nicot de Villemain, ambassadeur de France à Lisbonne, en aurait même envoyé à la reine de France Catherine de Médicis, sous forme de poudre, afin de calmer ses migraines.

Il faudra toutefois attendre encore plus de 400 ans pour que la molécule exacte soit découverte et décrite. C’est au pharmacien et chimiste français Louis-Nicolas Vauquelin que l’on doit cette avancée majeure, en 1809. Ce dernier la nomma alors « nicotine » en référence à Jean Nicot, aujourd’hui considéré comme l’introducteur du tabac en France.

En 1828, c’est au tour de deux scientifiques allemands, Wilhelm Heinrich Posselt et Karl Ludwig Reimann, d’apporter leur pierre à l’édifice, en isolant cette molécule de la plante de tabac. Ce faisant, le physicien et chimiste belge Louis-Henri-Frédéric Melsens a pu déterminer sa formule chimique empirique en 1843. Sa structure exacte fut découverte cinquante ans plus tard, par le chimiste allemand Adolf Pinner.

En 1904 enfin, le chimiste suisse Amé Pictet synthétise pour la première fois plusieurs alcaloïdes, dont la nicotine.

La nicotine est-elle dangereuse ?

Au fil des années, et notamment avec l’arrivée de la cigarette à fumer sous l’ère industrielle, on commence à mieux cerner les effets de la nicotine. Et son rôle dans l’addiction au tabagisme.

On comprend notamment son action sur le système nerveux. La nicotine agit comme un stimulant. Après s’être fixée sur des récepteurs nicotiniques du cerveau, elle actionne le circuit de la récompense, libère de la dopamine (l’hormone du plaisir), provoquant une dépendance.


De là, va émerger l’une des idées reçues la plus tenace : si fumer tue, c’est notamment à cause de la nicotine, qui serait cancérigène.


Comme vont le démontrer nombre de chercheuses et chercheurs, la nicotine n’est pas la cause des maladies et décès provoqués par le tabagisme. C’est bel et bien la combustion (la fumée) qui tue, soit le fait de brûler du tabac pour l’inhaler.

Si la nicotine n’est pas cancérigène, elle n’en reste pas moins hautement addictive. C’est pourquoi elle va ensuite être utilisée dans des thérapies de substitution nicotinique et d’autres alternatives sans fumée afin d’accompagner les personnes fumeuses vers l’arrêt, tout en réduisant les risques pour leur santé.

Comprendre la dépendance des personnes fumeuses

En tirant sur une cigarette de tabac, on inhale forcément de la nicotine. Cette dernière atteint violemment le cerveau, en quelques secondes, provoquant un véritable « shoot nicotinique ». Parce qu’elle agit sur le circuit de la récompense, libérant de la dopamine, la nicotine créée une intense sensation de satisfaction pour le cerveau. Qui en redemande.

Arrêter une telle dépendance devient un véritable parcours du combattant. Mécontent, le cerveau enchaîne les symptômes de manque. On devient irritable, angoissé, déconcentré. On dort mal. Et les envies de fumer deviennent de plus en plus irrésistibles : ce que les addictologues nomment le « craving ».

C’est pourquoi, dans les années 1970, Ove Fernö, un chimiste suédois, va totalement changer d’angle de vue. Plutôt que de demander aux personnes fumeuses d’arrêter sur leur seule volonté (ou motivation) – ce qui ne fonctionne que très peu – il va imaginer une solution capable de les aider à se désaccoutumer progressivement de la nicotine. Sans avoir à brûler quoique ce soit, et donc, à en mourir.

C’est le début des thérapies de substitution nicotinique. Ces patchs, gommes, pastilles et inhaleurs aujourd’hui disponibles en pharmacie, sur prescription ou non. Puis de la cigarette électronique, née dans les années 2000 en Chine, d’un pharmacien fumeur qui, malgré toutes ces solutions, n’arrivait pas à arrêter la cigarette. Et encore plus tard des sachets de nicotine, inventés par le suédois Karl Olov Fagerström pour fournir une alternative sans tabac aux utilisatrices et utilisateurs de snus.

En résumé : une substance qui provoque l’addiction, mais permet aussi d’en sortir…

Paradoxalement, la nicotine c’est donc cela : une substance psychoactive au cœur de l’addiction tabagique. Mais qui, débarrassée du principal danger (la combustion), permet aux personnes fumeuses de sortir de la dépendance.

Voilà pourquoi on recommande toujours des substituts nicotiniques aux personnes désireuses d’arrêter de fumer. Pour qu’elles conservent ce dont elles ont besoin (la nicotine), sans subir les méfaits de la fumée – toujours responsable de plus de 200 morts par jour en France, rappelons-le.

Voici aussi pourquoi la cigarette électronique est citée comme une bonne alternative à la cigarette. Parce qu’elle retire toute combustion et permet d’abaisser progressivement son taux nicotinique, jusqu’à sortir complètement de la dépendance.

C’est là tout le principe de la réduction des risques. Si l’idéal est de ne jamais commencer à fumer ou à consommer de la nicotine de manière générale, il est toujours préférable de s’orienter vers des solutions sans combustion le cas échéant, afin de se sortir de la dépendance, sans mourir des conséquences du tabagisme.

Mis à jour le 12.02.2026
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