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L’addiction, comment ça marche ?

L'addiction-comment-ça-marche

Qu’est-ce qu’une addiction exactement ? À quoi la reconnaît-on ? Comment nait-elle et pourquoi n’est-elle pas la même en fonction de chaque personne ?

On vous explique de A à Z le phénomène.

Qu’entend-on par addiction ?

L’addiction est une dépendance très forte à une substance, une pratique, dont le manque entraîne un malaise psychique et/ou physique, et cela malgré la connaissance de ses effets nocifs.

La personne ressent un désir puissant, voire compulsif, de consommer la substance ou de pratiquer l’activité.

Cela peut concerner :

  • Le tabac
  • L’alcool
  • Le cannabis
  • Les opiacés (héroïne, morphine…)
  • La cocaïne
  • Les poppers
  • Les dérivés de synthèse
  • Certains médicaments

Ou encore les jeux d’argent, les écrans, le sport, le shopping etc. Ce qu’on appelle alors des “addictions sans substance” ou “comportementales”.

D’où vient l’addiction ?

Longtemps considérée comme un manque de volonté, l’addiction est aujourd’hui reconnue comme une pathologie complexe, mêlant facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux.

Une part peut-être liée à des prédispositions génétiques, à certains événements marquants ou traumatiques, mais aussi découler d’un contexte familial ou social facilitant l’entrée dans l’addiction. Ou tout cela à la fois.

Certains troubles psychologiques sont également associés à un plus grand risque de développer une addiction. Voire de les cumuler.

Certaines addictions peuvent en appeler d’autres. Comme le fait de fumer des cigarettes et du cannabis. De fumer et de boire. Ou de prendre fréquemment plusieurs types de substances psychoactives.

L’addiction, comment ça marche ?

L’addiction repose sur trois composantes : la dépendance physique, la dépendance psychique et la dépendance comportementale. Bien souvent, on regroupe les deux dernières en parlant de dépendance psycho-comportementale.

La dépendance physique

Le cerveau possède ce qu’on appelle un système de récompense. C’est grâce à ce dernier que nous ressentons du plaisir dans la réalisation d’actions ou de comportements. En stimulant certains récepteurs, libérant des hormones telles que la dopamine par exemple, il délivre un sentiment de satisfaction, de bien-être.

Pour retrouver cette sensation de plaisir, il demandera alors à répéter cette consommation ou pratique. Parallèlement, il va également accroître le nombre ou la sensibilité de ses récepteurs neuronaux pour s’adapter à l’apport supplémentaire de cette substance. C’est ce que l’on appelle la tolérance ou l’accoutumance.

Si la répétition de la consommation ou de la pratique n’a pas lieu, il va au contraire envoyer des signaux de manque, qui vont se traduire par différents symptômes de mal-être. Jusqu’à ce que la personne consomme ou pratique à nouveau.

La dépendance psycho-comportementale

La dépendance comportementale nait, elle, de rituels. En associant par exemple un café à une cigarette et/ou à de l’alcool, on créé une habitude. Habitude difficile à se défaire par la suite.

La dépendance psychique a plus à trait à l’humeur, positive ou négative, lorsque l’on consomme ou pratique l’addiction. Par exemple, on associe beaucoup la cigarette au plaisir de certaines soirées. Ou, au contraire, au sentiment de tristesse ou de stress.

L’addiction tabagique

Comme le rappelait déjà le rapport de Roques de 1998, toutes les substances addictives n’ont pas le même degré de dangerosité.

Dans le cas du tabagisme, qui a la toxicité générale la plus élevée, ce qui est dommageable pour la santé n’est pas la substance addictive elle-même (la nicotine), mais son mode d’administration : la combustion.

« Ce qui pose problème ce n’est pas la nicotine ni le tabac, c’est la combustion » Dr William Lowenstein, Interniste et addictologue, président de SoS Addictions

C’est pour cela que de nombreux produits nicotinés sont conseillés par les médecins dans l’aide au sevrage tabagique. Pour aider la personne à se déshabituer, à se sevrer de la substance addictive. Tout en retirant le principal danger, responsable de milliers de maladie comme de 68 000 décès chaque année : la fumée.

Pour aller plus loin

Dans le monde médical, on s’appuie généralement sur deux systèmes de classification pour diagnostiquer les addictions.

  1. Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM 5) de l’American Psychiatric Association, qui permet de caractériser le degré de sévérité de l’addiction en fonction de la présence de plusieurs critères.
  2. La Classification Statistique internationale des maladies et des problèmes de santé (CIM-11) de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Pour l’addiction tabagique plus précisément, le test de Fagerström est le plus employé mondialement, afin d’évaluer son niveau de dépendance.

Mis à jour le 30.03.2026
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