En déplacement à l’institut national de santé publique en Belgique, mercredi 25 mars 2026, le ministre de la santé Frank Vandenbroucke a réitéré ses attaques contre le vapotage et appeler l’Union européenne à agir face à cette « épidémie ». Accusant les cigarettes électroniques de contenir « de la peinture et du plomb » et les qualifiant tout bonnement de « produit criminel ».
Le vapotage, toujours plus mis à mal en Belgique
Taxe, interdiction des cigarettes électroniques jetables “puffs” et Display Ban… La Belgique renforce les restrictions – et par là même l’amalgame entre cigarette et cigarette électronique – d’année en année.
Souhaitant plus que tout marcher dans les pas des Pays-Bas, le ministre de la santé belge, Frank Vandenbroucke, réfléchirait même à interdire les arômes autres que tabac.
Sous couvert de protection de la jeunesse, il appelle donc régulièrement ses partenaires au sein du gouvernement fédéral, comme au sein de l’Union européenne, à se rallier à sa cause. Comme ce mercredi 25 mars 2026, lors de sa visite à Sciensano, aux côtés du commissaire européen à la justice, Michael McGrath.
Un produit « criminel », à base de « peinture » et de « plomb »
Rejoignant très clairement les discours erronés et volontairement alarmistes de commissaires européens tels que Wopke Hoekstra et Olivér Várhelyi, le ministre de la santé de Belgique, M. Vandenbroucke, n’a pas hésité à parler du vapotage comme d’un « produit criminel », né pour cibler les jeunes.
Surfant sur l’idée selon laquelle le vapotage servirait avant tout les intérêts d’une industrie malveillante, cherchant à construire de nouvelles générations d’addicts à la nicotine, il a notamment appelé la Commission européenne à prendre très au sérieux ce qu’il appelle une « épidémie de vapotage ».
Généralisant à tout-va, il s’est même permis de prendre pour exemple la composition de produits du vapotage frelatés, vendus au marché noir, comme preuve de la dérive de l’industrie.
« Nous devons protéger les enfants et les jeunes contre la cigarette électronique. Ce produit peut sembler inoffensif, mais ses innombrables arômes incitent les jeunes à commencer à fumer et, par la même occasion, ils inhalent toutes sortes de substances nocives (peinture, plomb, nicotine, etc.). Les risques pour la santé sont légion. Il est donc important de s’attaquer à l’épidémie de vapotage au niveau européen. Les directives antitabac de l’UE doivent être adaptées de toute urgence, car elles sont désespérément obsolètes, et la lutte contre les produits illégaux en provenance de Chine doit être intensifiée. Ce n’est qu’en unissant nos forces que nous pourrons contrer ce produit criminel et protéger nos jeunes et nos enfants », peut-on lire dans le communiqué retraçant sa visite officielle.
Diaboliser le vapotage : la stratégie de la Belgique, portée par Frank Vandenbroucke
Renvoyant sans cesse le vapotage aux dangers de la cigarette et au marché noir, sans en apporter aucune nuance dans ses déclarations, le ministre de la santé belge contribue à renforcer les mêmes idées reçues. Celles selon laquelle vapoter serait au moins aussi dangereux que de fumer. Que la vape pousserait à fumer. Ou encore que les dérives sanitaires proviendraient du produit en soi, et non de l’endroit où il est acheté (marché légal VS marché illégal).
Encore une fois, la justesse manque cruellement à de tels discours. C’est oublier que l’écrasante majorité des jeunes qui vapotent sont déjà fumeurs. Mais aussi qu’aucune étude ne relève ce fameux effet passerelle, bien au contraire. C’est aussi nier l’importance des arômes, continuellement mis en lumière par les études scientifiques. Et ainsi, éviter de prendre tout recul sur les données disponibles.





