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JSV dénonce : le commissaire européen à la Santé Olivér Várhelyi de nouveau dans la désinformation

Lorsqu’il s’agit de communiquer sur les produits du vapotage, le commissaire européen à la Santé, M. Olivér Várhelyi, semble avoir un certain penchant pour la désinformation.

Lundi 19 janvier 2026, il a ainsi affirmé, au nom de la Commission européenne :

« L’utilisation de produits du tabac sans fumée et de produits nicotiniques, par opposition au tabagisme combustible, ne réduit pas les risques pour la santé »

De graves propos, qui se placent en totale contradiction avec les consensus scientifiques actuels. Et témoignent bien jusqu’où est prête à aller la Commission pour modeler les esprits à l’aube de la prochaine révision de la Directive des Produits du Tabac (TPD).

Remise en contexte

Le 5 novembre 2025, le député européen Kristoffer Storm (ECR) soumettait une question bien ciblée à la Commission européenne [1].

« Les alternatives sans fumée sont-elles de meilleures alternatives ? »

Le membre des Démocrates danois citait notamment l’avis d’autorités sanitaires indépendantes sur le moindre risque permis par ces produits, les conclusions de chercheurs à l’image de ceux publiés sur Cochrane [2], ou encore les données observées en Suède sur la baisse de la prévalence tabagique et des maladies et décès liés au tabagisme [3].

Il demandait alors à la Commission de se positionner sur deux points :

« 1. La Commission reconnaît-elle que les produits du tabac sans fumée et les produits contenant de la nicotine contribuent à la réduction du tabagisme dans l’UE ?

2. La Commission reconnaît-elle que l’utilisation de produits du tabac sans fumée et de produits contenant de la nicotine présente un risque sanitaire moindre que le tabagisme par combustion ? »

La réponse de M. Olivér Várhelyi au nom de la Commission européenne

C’est le commissaire européen à la Santé qui s’est chargé de répondre à M. Kristoffer Storm, le 19 janvier 2026 [4]. Et pour ce faire, M. Olivér Várhelyi a semble-t-il choisi sa méthode préférée : la désinformation.

Un mois seulement après avoir déclaré sur Euractiv qu’il considérait les produits du vapotage tout aussi nocifs que le tabagisme, M. Várhelyi récidive. En pire.

Car cette fois il ne parle plus en son seul nom, mais au nom de la Commission européenne lorsqu’il dit :

« L’utilisation de produits du tabac sans fumée et de nicotine, par opposition à la cigarette traditionnelle, ne réduit pas les risques pour la santé. Il n’existe aucun seuil de consommation de tabac ou de nicotine sans danger, y compris avec les produits du tabac sans fumée et de nicotine. Outre leurs effets néfastes sur la santé, ces produits peuvent entraîner une dépendance à la nicotine et, à terme, conduire au tabagisme »

Confondant à tout-va réduction des risques et zéro risque, le commissaire européen se permet même d’affirmer l’existence « d’effets néfastes sur la santé ». Les preuves citées pour étayer une telle affirmation ? Absentes de la réponse apparemment.

Moins étonnant, M. Várhelyi utilise cette carte tant aimée des détracteurs de la réduction des risques : le fameux effet passerelle, pourtant réfuté par la Science depuis quelques années déjà [5].

Réorientant peu habilement le débat, le commissaire européen déclare alors, en guise de conclusion :

« La double utilisation de cigarettes électroniques et de cigarettes conventionnelles, qui est courante, est au moins aussi dangereuse et probablement plus dangereuse que de fumer des cigarettes conventionnelles ou d’utiliser des cigarettes électroniques seules »

En quoi la réponse de M. Olivér Várhelyi est de la pure désinformation ?

Non content de ne citer aucune preuve lorsqu’il affirme que les produits de réduction des risques du tabagisme n’en sont pas, et de reprendre plusieurs théories obsolètes pour embrouiller le débat, M. Olivér Várhelyi ne répond absolument pas aux questions posées à la base par le député européen M. Kristoffer Storm.

  • À la question des raisons de la baisse du tabagisme en Europe, il n’apporte aucune donnée qui étayerait la position de la Commission européenne. Il écrit même qu’il s’agit d’une considération de la Commission. Ce qui relève plutôt du point de vue qu’autre chose.

« La Commission considère que la baisse du tabagisme résulte de la mise en œuvre des mesures de lutte antitabac, notamment celles prévues par la directive 2014/40/UE relative aux produits du tabac, la directive 2003/33/CE relative à la publicité des produits du tabac et la directive 2011/64/UE relative à la taxation des produits du tabac »

  • À la question de reconnaitre la réduction des risques portée par les produits sans combustion, le commissaire botte de nouveau en touche en basant son argumentaire sur le risque zéro (ce qui n’est pas la question du député, qui porte, elle, sur la réduction des risques et non sur un risque nul). Puis renvoie immédiatement le débat sur le double usage (ce qui n’est pas non plus la question du député) et sur une soi-disant problématique chez les jeunes (parce qu’ils vapent, ils ne fumaient forcément pas avant. Sans compter qu’ils vapent apparemment forcément avec nicotine, donc vont devenir dépendants à la nicotine, et irrémédiablement, se tourner vers le tabac fumé).

Ce n’est pourtant pas ce que disent la Science et les chiffres.

Depuis plus de 15 ans maintenant, les études rapportent :

  1. Un danger infiniment moindre pour la santé avec les produits du vapotage en comparaison aux produits du tabac fumé : ce n’est plus une simple hypothèse à l’heure actuelle, c’est un consensus quasi mondial ;
  2. Une efficacité visible et mesurable des produits du vapotage pour arrêter de fumer : là encore, l’utilité de la vape fait consensus ;
  3. Un double usage effectivement problématique : pour que la réduction des risques fonctionne, la personne fumeuse doit être incitée à arrêter totalement la cigarette au profit de l’alternative choisie ;
  4. Un effet passerelle de l’ordre du mythe plus que de la preuve : vapoter ne mène pas à fumer d’après les données officielles analysées dans différents pays (dont la France).

Ce que cette réponse dit aussi politiquement parlant

À quelques mois de la révision de la Directive des Produits du Tabac (TPD), voilà une réponse encore moins anodine. La Commission européenne semble renforcer ses messages anti vape, usant de tous les moyens à sa disposition, y compris la désinformation donc, pour tenter de ramener les indécis dans son camp.

Pour rappel, la Commission européenne souhaite :

  1. Taxer les produits du vapotage au même titre que les produits du tabac à fumer
  2. Interdire certains arômes
  3. Instaurer le paquet neutre
  4. Interdire les sachets de nicotine “pouches”

Voilà qui pourrait expliquer pourquoi elle s’évertue à démonter l’argument de la réduction des risques. Il lui sera plus facile de faire approuver ses mesures si les députés sont persuadés que ces produits sont tout aussi nocifs que la cigarette. Et méritent donc d’être considérés à l’image des produits combustibles.


Sources


[1] Question-for-written-answer-E-004350-2025 Portable Document Format — Wikipédia to the Commission, Rule 144, Kristoffer Storm (ECR), 5.11.2025

[2] https://www.jesuisvapoteur.org/10e-mise-a-jour-cochrane-les-certitudes-sur-lefficacite-et-la-surete-de-la-vape-encore-renforcees/

[3] https://www.jesuisvapoteur.org/vapotage-et-sante-en-suede-la-reduction-des-risques-fonctionne/

[4] Answer-given-by-mr-varhelyi-E-004350-2025 Portable Document Format — Wikipédia on behalf of the European Commission, 19.1.2026

[5] https://www.jesuisvapoteur.org/stop-aux-etudes-mensongeres-sur-leffet-passerelle-des-experts-francais-refutent-23-publications/

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