Comme pour l’alcool, il a longtemps existé – et perdure chez certain·e·s spécialistes – l’idée selon laquelle fumer peu réduirait les risques durant la grossesse.
Alors, qu’en est-il vraiment pour la personne enceinte et le bébé ? Quels risques à continuer la cigarette pour sa grossesse ? On passe en revue la liste des dangers du tabagisme pour la santé du parent fumeur et du futur enfant.
La fumée de cigarette, l’ennemie de la grossesse
La grossesse est une période déterminante pour le bon développement du fœtus. Or, dans la fumée de cigarette se trouve tout ce qu’il ne lui – et ne vous faut pas. Plus de 7 000 substances chimiques et toxiques, dont de multiples cancérigènes avérés. Parmi les plus préoccupantes :
- Le monoxyde de carbone, qui prend la place de l’oxygène dans le sang, réduisant l’apport essentiel au bébé.
- Les goudrons et métaux lourds, qui peuvent lourdement perturber le développement cellulaire.
Peu importe le nombre de cigarettes fumées à la journée, à la semaine ou au mois, les risques n’en sont pas moins présents. Et lourds de conséquence.
À noter que cela est également valable pour les personnes enceintes non fumeuses, mais régulièrement exposées à la fumée de cigarette par leur entourage par exemple. Le fameux tabagisme passif.
Les risques pour la personne enceinte
Fumer pendant la grossesse augmente le risque de complications, telles que :
- Les grossesse extra-utérines ;
- Les complications placentaires (placenta prævia, décollement du placenta) ;
- Les fausses couches ;
- Les accouchements prématurés.
Il est également à signaler que le tabagisme peut compliquer le travail lors de l’accouchement.
Les conséquences à fumer durant sa grossesse pour le fœtus et le bébé
Les effets du tabac sur le bébé sont nombreux et peuvent survenir dès les premières semaines :
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Retard de croissance intra-utérin : le bébé reçoit moins d’oxygène et de nutriments, ce qui peut entraîner un poids insuffisant à la naissance.
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Prématurité : les bébés nés trop tôt sont plus vulnérables aux infections, aux troubles respiratoires et aux complications neurologiques.
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Malformations congénitales : le tabagisme est associé à un risque accru de certaines anomalies, notamment des malformations cardiaques ou fentes labio-palatines.
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Mort subite du nourrisson (MSN) : le risque est significativement plus élevé chez les enfants exposés au tabac pendant la grossesse – comme après la naissance.
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Troubles du développement : à plus long terme, les enfants peuvent aussi présenter des difficultés d’apprentissage, des troubles de l’attention et du comportement, avec des risques accrus de surpoids et de développer des maladies respiratoires.
Arrêter totalement de fumer : la seule façon de réduire les risques durant la grossesse
Si une consommation élevée de cigarettes augmente davantage les risques, une consommation modérée ou faible ne résout malheureusement rien.
Pour réduire significativement les risques liés au tabagisme durant la grossesse, il faut arrêter au plus tôt la cigarette.
Sans compter que le tabagisme a de nombreux effets nocifs connus sur la fécondité. Arrêter de fumer peut donc grandement aider une personne qui rencontre des difficultés à tomber enceinte ou à mener sa grossesse à terme.
Pour ce faire, de nombreuses solutions existent. Dont une, de plus en plus documentée par la Science comme étant d’une aide efficace et relativement sûre : le vapotage.
En résumé
Fumer pendant la grossesse expose la mère et l’enfant à des risques importants, parfois irréversibles. Toutefois, il n’est jamais trop tard pour arrêter. Chaque cigarette évitée améliore les chances d’une grossesse en bonne santé et d’un développement optimal du bébé. L’information, l’accompagnement et la bienveillance sont essentiels pour aider les personnes enceintes et fumeuses à franchir cette étape.
Dans ce cadre, il s’agit de bien comprendre le cœur du danger : la combustion du tabac, c’est-à-dire la fumée.
C’est pourquoi passer à une alternative sans fumée à l’instar des thérapies de substitution nicotinique ou de la vape est fortement conseillé par les spécialistes.
En 2025, à l’occasion du Mois Sans Tabac, l’agence Régionale de Santé Hauts-de-France donnait d’ailleurs la parole au Dr Marion Adler, médecin généraliste et tabacologue, sur la question 👇




