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SOVAPE et l’avis du HCSP sur la vape.

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L’avis du HCSP sur les bénéfices-risques de la cigarette électronique publié le 4 janvier indique que la cigarette électronique ne doit pas être proposée comme outil de sevrage du tabac par les professionnels de santé, faute de recul. Jusqu’alors ce même organisme estimait que la cigarette électronique pouvait «être considérée comme une aide pour arrêter ou réduire la consommation de tabac. » L’association SOVAPE nous fait part de sa « consternation » dans un communiqué publié le 11 janvier.

Contexte :

Le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) a donc rendu un avis plutôt en défaveur de la cigarette électronique début janvier 2022.
– « Les professionnels de santé qui accompagnent un fumeur dans une démarche de sevrage tabagique se doivent d’utiliser des traitements médicamenteux ou non ayant prouvé leur efficacité ».
– « En particulier, le HCSP souligne que les connaissances fondées sur les preuves sont insuffisantes pour proposer les SEDEN (système électronique de délivrance de la nicotine) comme aides au sevrage tabagique dans la prise en charge des fumeurs par les professionnels de santé. »
– « Concernant les jeunes, la relation entre initiation de SEDEN et initiation au tabac est documentée par des études de cohortes. L’objectif de retarder l’initiation et l’usage des SEDEN chez les adolescents non consommateurs de tabac relève ainsi du principe de précaution. »

SOVAPE, créée en 2016, est une association à but désintéressé et non lucratif, régie par la loi 1901. Les statuts de l’association excluent tout financement provenant de l’industrie du tabac et des laboratoires pharmaceutiques. En France et à l’international, les membres de SOVAPE participent activement à la réflexion sur toutes les questions liées au vapotage et à la réduction des risques du tabagisme. Cela se traduit par de nombreux échanges avec des spécialistes et la publication de notes à l’attention du public, des décideurs et des acteurs de santé. Avec toujours le même but : favoriser le dialogue et nourrir la réflexion sur la place du vapotage dans la société et pour la santé publique.

Les faits :

Début 2021, l’association SOVAPE se réjouissait d’être sollicitée par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) pour une contribution en vue de la mise à jour de l’Avis relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique. Investis dans ce projet, les membres bénévoles n’ont pas compté leur temps, après leurs heures de travail, pour partager leurs connaissances et faire valoir les bénéfices de la réduction des risques en matière de tabagisme.

L’avis publié ce 4 janvier par le HCSP relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique, a provoqué « la consternation chez SOVAPE » qui vient de publier un communiqué faisant part de sa « consternation » sur les conclusions de cet avis rendu par le HCSP.

Le communiqué SOVAPE.

« Dénué de vision, l’avis publié est sous-tendu par la morale, fait reculer de dix ans les acquis de la lutte antitabac française, sans réflexion sur l’impact de la communication anxiogène sur l’efficacité du dispositif, sans réflexion sur la sécurisation des pratiques critiquées (DIY notamment). Il révèle une méconnaissance des acteurs et des usages. Bref, un travail scolaire éloigné des réalités avec des références douteuses (étude rétractée) et des omissions (études Pasteur sur la réduction de la nocivité de la vape par rapport au tabac).

Le document ci-joint détaille les analyses de SOVAPE sur lesquelles s’est appuyée sa contribution relative aux cinq questions posées par le HCSP.

Puisqu’il est question des femmes enceintes dans les recommandations…

SOVAPE révèle pour la première fois un courrier adressé aux sociétés savantes signataires de l’avis sur la prise en charge du tabagisme chez la femme en cours de grossesse dirigé par le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société francophone de tabacologie (SFT) au moment de sa pré-publication. Aucune d’entre elles n’a répondu. »

Les autres acteurs de la vape ne sont pas en reste.

L’avis rendu par le HCSP à l’encontre de la cigarette électronique fait évidemment réagir tout le secteur dédié à la vape.

Ainsi la Fédération interprofessionnelle de la Vape (Fivape), suite à l’avis «  très restrictif » du Haut Conseil de la Santé publique  (HCSP) sur le vapotage, a réagi dans un communiqué.
– « Cet avis incompréhensible intervient alors que depuis deux ans, le nombre de fumeurs français est reparti à la hausse, s’expliquant en partie par le stress social lié à la crise sanitaire et le recul du vapotage constaté la même année » (…)
– « En 2019, l’Académie nationale de Médecine a réaffirmé que le vapotage est « moins dangereux que la cigarette » et « aide à l’arrêt et à la diminution de la consommation du tabac » et, en 2021, les membres de la Societé française de Tabacologie (SFT), formée de professionnels de santé et sollicitée par le HCSP, ont affirmé à plus de 95 % que le vapotage « constitue un outil d’aide au sevrage tabagique » (…)
« Le ton de ce rapport est regrettable, et ses conclusions très politiques. Il est aux antipodes de ce que constatent au quotidien les professionnels du vapotage dans l’exercice de leur métier », déplore Jean Moiroud (président de la Fivape).

De même que la fédération France Vapotage qui a réagi sur les réseaux sociaux à l’avis du HCSP.
– « Le rapport du HCSP sur le vapotage, en contradiction avec la position d’autres institutions, souligne l’urgence d’une clarification des pouvoirs publics concernant nos produits et la pratique. France Vapotage le demande depuis près de 4 ans ! »
– « Le statu-quo n’est plus possible. 2022 doit nous permettre d’avancer. Nous demandons la création d’une instance transparente de dialogue et de travail avec les parties prenantes concernées et les professionnels de santé. »
– « Seul un cadre réglementaire dédié permettra de donner au vapotage la place qu’il mérite, de contrôler produits et pratiques marketing, de protéger des millions de consommateurs, d’accompagner les fumeurs en recherche de solutions, de mettre fin aux messages contradictoires. »

Plus que jamais, professionnels et acteurs de la vape, ainsi que les vapoteurs anonymes doivent se mobiliser pour défendre la cigarette électronique contre cette croisade idéologique anti-vape, menée par les plus hautes instances politiques et savantes, avant que ces avis et prises de positions ne fassent lois et restreignent de manière conséquente l’usage de la vape, et avec elles, mettent un frein à la lutte contre le tabagisme dans notre pays.

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