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Avis de médecins sur le vapotage

Que-disent-les-médecins

Les médecins sont de plus en plus nombreux et nombreuses à prendre la parole et livrer leurs avis sur le vapotage. Petit tour d’horizon des plus éminent·e·s spécialistes de leur génération.

1. Le Pr William Lowenstein

Considéré comme le père de l’addictologie française, le Professeur William Lowenstein est également spécialisé en médecine interniste et Président de l’association SOS Addictions. Fervent défenseur de la réduction des risques, dont il connait bien les bénéfices en addictologie, il appelle régulièrement les pouvoirs publics à sortir de ce qu’il nomme “la tyrannie de l’idéal”, c’est-à-dire l’abstinence, au profit de solutions pertinentes et pragmatiques à l’instar de la cigarette électronique.

Son livre “Tous Addicts, et après ?” questionne d’ailleurs précisément cette impasse et plaide pour le renversement du principe de précaution, appliqué actuellement à la vape.

“Même si on n’est pas totalement sûr, est-ce qu’on continue à appliquer le principe de précaution quand il se transforme à non-assistance à fumeurs en danger ?”

Pour lui, la priorité doit rester avant tout de lutter contre ce qui tue – c’est-à-dire la combustion, la fumée du tabac.

2. La Dre Marion Adler

Médecin et tabacologue, la docteure Marion Adler se bat quotidiennement contre ces idées reçues qui nuisent à l’arrêt tabagique des personnes fumeuses. Invitée phare des conférences et plateaux télévision, elle rappelle constamment l’état des connaissances scientifiques actuelles, notamment au travers des études Cochrane ou du rapport d’expertise de l’ANSES.

« Grâce aux études notamment, on voit ce qui peut aider à sortir du tabagisme. Et on le sait maintenant : la vape est un élément important. L’étude Cochrane a montré clairement un bénéfice de la vape par rapport aux traitements validés »

Elle plaide pour replacer les personnes fumeuses au cœur de l’accompagnement et des décisions. Et interpelle plus spécifiquement les gynécologues, encore trop nombreux et nombreuses à recommander à leurs patientes de réduire leur consommation de cigarettes plutôt que de vapoter durant leur grossesse.

« Attention gynécologues, ne donnez pas de fausses informations aux patientes : ce qui est toxique, c’est le monoxyde de carbone, donc le tabac fumé. Pas la vape. Donc, rassurez les : il vaut mieux qu’une femme enceinte vapote et ne retourne pas vers le tabagisme. Idem pour une femme qui allaite ! »

3. Le Pr Bertrand Dautzenberg

Médecin, ex-pneumologue et tabacologue, le Professeur Bertrand Dautzenberg a voué sa carrière à dénoncer les manipulations de l’industrie du tabac, tout en accompagnant les personnes fumeuses vers l’arrêt. Auteur de plusieurs ouvrages sur le tabagisme, il a coordonné en 2013 un rapport sur la cigarette électronique pour le ministère français de la Santé et participé activement à l’élaboration des normes actuellement en place pour les produits de vapotage.

En 2023, il a également cosigné une étude sur l’effet passerelle, permettant de réfuter 23 publications erronées et de mettre en lumière le caractère “distracteur” de la vape sur la consommation de cigarettes chez les jeunes.

Dans sa pratique quotidienne, comme lors de ses interventions médiatiques, il explique toujours l’importance ô combien essentielle de la nicotine pour les personnes fumeuses en sevrage : nul besoin de souffrir pour arrêter de fumer, à la seule force de la fameuse “motivation”. Pour réussir, il vaut mieux y prendre du plaisir !

« Soyez bienveillant avec vous-même, aidez-vous de la nicotine pour arrêter de fumer. Que ce soit en patch, en gomme, en pastille, en vape. Peu importe la solution, du moment qu’elle est sans combustion ! »

4. La Dre Anne Borgne

Médecin, addictologue, tabacologue et ancienne présidente du Réseau de Prévention des Addictions (RESPADD), la docteure Anne Borgne a suivi de près l’arrivée de la cigarette électronique en France. D’abord sceptique, les études et la réalité du terrain ont vite participé à la rassurer, et à l’inciter à accompagner elle-aussi ses patient·e·s par ce biais.

Fort du recul que l’on a à présent sur la moindre dangerosité et l’efficacité de la vape dans le sevrage, la Dre Anne Borgne se fait l’une de ses plus grandes défenseuses. Pour elle, « l’e-cigarette a bouleversé la pratique de la tabacologie et l’accompagnement des fumeurs » en permettant notamment à ces derniers de se sentir « vraiment acteurs de leur sevrage ».

Comme on a notamment pu l’entendre au micro de Oneshot Media, elle se montre ainsi très critique quant aux propositions politiques visant l’interdiction des arômes, qui jouent un rôle primordial dans le sevrage. Et analyse avec finesse l’interprétation des associations antivapotage sur le fameux “effet passerelle”.

5. Le Pr Laurent Karila

Médecin psychiatre spécialisé en addictologie, le Professeur Laurent Karila est également le coprésident du comité scientifique de l’association SOS Addictions. Il anime notamment plusieurs podcasts sur la santé, dont Addiktion.

Lui aussi milite pour une reconnaissance de la vape en tant qu’outil efficace et pertinent de réduction des risques et de sevrage tabagique. Il regrette les prises de parole laissant entendre qu’il faudrait éviter la nicotine à tout prix pour se sevrer, car ce serait elle le principal danger du tabagisme.

« Dans l’addiction au tabac, la première stratégie c’est de substituer sa nicotine. Avec la vape, des gommes ou des patchs par exemple »

6. La tabacologue Alice Denoize

Coach et tabacologue, Alice Denoize intervient auprès des entreprises comme des établissements scolaires pour sensibiliser aux dangers du tabagisme et informer sur les solutions disponibles pour arrêter. Créatrice du site LeDéclicAntiClope, elle livre de précieux conseils et propose même des accompagnements personnalisés pour les personnes fumeuses.

Comme bon nombre de tabacologues français, son panel d’outils d’aide à l’arrêt comprend également la vape. Elle milite pour une vape plus responsable et justement encadrée.

« J’ai la même approche depuis de nombreuses années. Je pars du principe qu’il y a un doute par rapport à l’innocuité de la vape. Donc je ne la recommande pas systématiquement et je la propose toujours en complément d’un patch pour limiter son usage. Je la recommande aux fumeurs qui sont bloqués depuis plusieurs années. Ceux qui ont peur de perdre une béquille voire une amie. Je sais qu’il va y avoir un travail à faire à ce niveau et que cela pourra prendre plusieurs séances. Dans ce cas, ma priorité reste leur santé. Et je préfère leur recommander de passer à la vape pour 3 raisons.
1/ Freiner tout de suite les risques pour leur santé.
2/ Leur donner le sentiment d’avancer. Passer à la vape c’est déjà un très grand pas qui va leur donner la motivation, le courage, la confiance pour continuer d’avancer.
3/ travailler la facette psycho-comportementale sans pression.
Et arrêter la vape au bout de quelques mois »

7. Le Dr Philippe Presles

Médecin, tabacologue et psychothérapeute, le docteur Philippe Presles a beaucoup participé à diffuser une juste information sur la vape dans les médias. Rappelant cette distinction primordiale entre tabagisme et vapotage : l’absence de combustion et des substances toxiques et cancérigènes qui l’accompagne.

Comme bien d’autres spécialistes, il reconnait aisément les bénéfices apportées par la vape sur la baisse des niveaux de tabagisme en France :

« Je pense que c’est la résultante à la fois des politiques du gouvernement, notamment du prix du tabac et puis aussi de l’essor d’autres solutions comme la vape »

Il a notamment participé à bon nombre d’émissions de La Vape et Vous ? sur Top Santé TV pour aider à éclairer les débats publics sur la question.

8. Le Dr Christophe Cutarella

Psychiatre spécialisé en addictologie et en tabacologie, le docteur Christophe Cutarella prend exemple sur les méthodes britanniques d’accompagnement au sevrage tabagique. Dans le CSAPA, ce Centre de Soin, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie, dans lequel il intervient, il mise beaucoup sur la vape.

« Dans ce CSAPA, on a développé un accompagnement spécifique pour les personnes fumeuses. Par le biais de l’association Addictions France, on a mis en place un partenariat avec La Vape Du Cœur. Aussi, après avoir vu notre infirmière et travailleuse sociale formées à la réduction des risques et avoir passé différents tests (celui de Fagerström, du CO test…), le fumeur reçoit un kit de démarrage de vape adapté à ses besoins, avec e-liquide et accompagnement personnalisé »

Une initiative qui porte ses fruits.

9. Le Dr Wajdi Mehtelli

Psychiatre, addictologue et clinicien, le docteur Wajdi Mehtelli plaide pour un rééquilibrage des discussions autour du vapotage, systématiquement axées sur les risques avant les bénéfices. Une habitude qui tend à brouiller les frontières entre vape et tabagisme, semant un doute qui n’a pas à être : vapoter n’est pas fumer.

Dans ses diverses prises de parole, comme lors du 10e e-congrès sur les addictions, il a ainsi mis en lumière les profonds bénéfices à passer au vapotage pour arrêter la cigarette, et les nombreuses normes et sécurités qui encadrent déjà le marché européen – et plus précisément français.

Mis à jour le 12.06.2026
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