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Tabagisme et vapotage : une étude sud-coréenne compare les risques chez les personnes atteintes de cancer

Arrêter, continuer le tabagisme ou passer au vapotage pour des personnes fumeuses atteintes de cancer n’implique pas les mêmes risques, confirme une vaste étude sud-coréenne publiée le 2 juillet 2026 dans la revue scientifique American Journal of Public Health.

Près de 47 000 cas analysés

Les chercheuses et chercheurs sont partis de la base de données du Service national d’assurance maladie coréen. Sur la période 2015-2022, ils ont identifié 46 834 personnes atteintes de cancer. Et toujours fumeuses lors du diagnostic.

Ils ont alors suivi l’évolution de leur comportement tabagique après diagnostic. Durant une période de suivi médiane de 4,2 ans.

Parmi ces personnes :

  • 17 418 ont continué à fumer ;
  • 25 909 ont arrêté la cigarette ;
  • 3 507 sont passées à la vape.

L’objectif : évaluer et comparer les risques de mortalité, d’événements cardiovasculaires et de complications pulmonaires chez ces trois catégories.

Des risques bien moindres sans le tabagisme

En s’appuyant sur le modèle à risque proportionnel de Cox (ou Régression de Cox), qui permet de déterminer l’impact de covariables sur le temps de survie d’un patient, ils ont observé deux choses :

  1. La mortalité (toutes causes confondues) était significativement plus faible chez les personnes ayant arrêté la cigarette et chez celles passées au vapotage par rapport à celles qui continuaient à fumer.
  2. Les personnes en arrêt tabagique, comme celles devenues vapoteuses, présentaient également un risque moindre d’événements cardiovasculaires.

Autrement dit, en s’éloignant du tabagisme, avec ou sans vapotage, les personnes atteintes de cancer réduisaient grandement les risques pour leur santé.

« L’utilisation de la cigarette électronique était associée à une mortalité et à des risques cardiovasculaires inférieurs à ceux observés chez les fumeurs ayant poursuivi le tabagisme, bien que l’arrêt complet du tabac confère des avantages plus importants »

En revanche, les chercheuses et chercheurs n’ont pas observé de réduction de risques chez les personnes vapoteuses en ce qui concernent les complications pulmonaires.

En résumé

Si tout arrêter est toujours mieux, l’étude de Danbee Kang et al. vient confirmer un point essentiel : en matière de responsabilité et d’effets nocifs sur les personnes atteintes de cancer, le tabagisme n’a pas d’équivalent. Il reste le principal responsable de la survenue et de l’aggravation des cancers.

Comme l’a récemment spécifié l’Agence nationale française de sécurité sanitaire (ANSES) dans son rapport 2026, aucune étude sérieuse n’a mis en évidence un lien causal entre vapotage et cancer.

Au contraire, les rares études qui se sont permises d’établir une telle relation ont été réfutées par la suite, face aux biais méthodologiques flagrants et au manque de rigueur scientifique de leur approche.


Sources


[1] Kang D, Choi HL, Kim H, Cho J, Kim HK, Shin DW. The Risks of Mortality, Cardiovascular Events, and Pulmonary Complications in Cancer Patients Who Smoke Cigarettes and Switch to E-Cigarettes: South Korea, 2015‒2022. Am J Public Health. 2026 Jul 2:e1-e12. doi: 10.2105/AJPH.2026.308512. Epub ahead of print. PMID: 42391591.

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